• Les pratiques de l’audit interne dans le domaine bancaire suisse - 2018
Études:

Les pratiques de l’audit interne dans le domaine bancaire suisse - 2018

26 octobre 2018

Isabelle Cartier-Rumo, Responsable Audit interne Suisse Romande, isabelle.cartier-rumo@bdo.ch, +41 22 322 24 66; Dario Magagna, Responsable Risk- and Data Management |

Le monde bancaire tant national qu’international est en constante évolution. En renouvelant cette étude nous étions curieux de voir l’impact que ces nouveaux challenges pouvaient avoir sur la fonction de l’audit interne. Nous avons comparé les chiffres obtenus cette année avec ceux de la première étude réalisée et publiée en 2016 et les conclusions sont passionnantes.

 

Contexte

La population ciblée par notre étude correspond toujours à l’ensemble des banques et négociants en valeurs mobilières étant titulaires d’une licence auprès de la FINMA, ce qui représente plus de 300 établissements à la date de l’étude. Les destinataires du questionnaire sont répartis en trois groupes : les responsables de l’audit interne, les présidents de Comités d’audit et les présidents de Conseils d’administration des établissements concernés. L’échantillon de réponses obtenues est représentatif du marché suisse et se compose d’un tiers de petites banques, d’un tiers de banques moyennes et d’un tiers de banques de plus de 250 employés. Cet échantillon est similaire en termes de taille et de catégorie à l’échantillon de notre première étude.

 

En résumé

  • Les établissements de moins de 50 personnes font soit appel à une société externe pour assumer la fonction de l’audit interne soit il est assumé par la maison mère.
  • Les résultats de l’enquête montrent que l’effectif moyen de l’audit interne, lorsqu’il est internalisé, s’établit à environ 1% de l’effectif total des établissements sondés.
  • Il est toutefois intéressant de noter une tendance au renforcement des équipes sur les deux dernières années.
  • Nous constatons que l’audit interne est perçu comme un acteur clé au sein des entreprises. Ses compétences dans l’évaluation des processus, du système de contrôle interne et des risques au sens large expliquent notamment son implication importante dans des groupes de travail pour des projets majeurs.
  • Les sondés estiment que l’audit interne devrait développer ses compétences techniques dans le traitement et l’analyse des données de masse (58%), l’évolution réglementaire suisse (55%) et concernant FinTech (53%).
  • Dans plus de la moitié des cas, les département d’audit interne disposent d’un outil informatique spécifique pour la documentation de leurs travaux.
  • Selon les résultats de notre étude, l’échelle de notation utilisée pour l’évaluation globale du domaine audité se répartit relativement équitablement entre 3 types d'échelles, à savoir entre 3, 4 ou 5 niveaux.

Découvrez les résultats détaillés de notre étude :

 

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