Etude BDO: l’identification des risques progresse, leur hiérarchisation reste un défi
Etude BDO: l’identification des risques progresse, leur hiérarchisation reste un défi
Les risques auxquels sont confrontées les entreprises ne cessent de croître.. Si de nombreux cadres en ont pleinement conscience, les organisations peinent encore à réagir avec suffisamment d’anticipation. Seuls 9% des dirigeants qualifient leur gestion des risques de «très proactive», contre 19% il y a un an.. Par ailleurs, plus de la moitié des personnes interrogées (55%) estiment que les activités opérationnelles du quotidien freinent la planification des risques à long terme. C’est ce que révèle la nouvelle étude «Global Risk Landscape 2026» de BDO.
Les résultats de l’étude de BDO dressent un constat sans équivoque : les entreprises se préparent à un avenir plus que jamais marqué par les crises. Huit cadres dirigeants sur dix partagent cette perception. Pourtant, dans un contexte d’incertitude croissante, nombre d’organisations ont encore du mal à définir les bonnes priorités.
Aujourd’hui, les risques se manifestent souvent de manière progressive. Certaines évolutions peuvent paraître anodines dans un premier temps, avant de se renforcer mutuellement et de provoquer soudainement des bouleversements majeurs. Il devient donc plus difficile pour les entreprises d’identifier le moment où elles doivent agir», explique Isabelle Cartier-Rumo, membre du conseil d'administration et associée chez BDO Suisse.
Aperçu des autres résultats
- La crise s’impose comme la nouvelle norme: 80% des cadres estiment que l’environnement mondial des risques est aujourd’hui plus marqué que jamais par les crises. Par ailleurs, 68% d’entre eux constatent que celles-ci entraînent des répercussions plus rapides sur leur organisation qu’il y a un an.
- Evolution des principaux risques: la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les tensions géopolitiques figurent désormais parmi les risques pour lesquels les dirigeants se sentent le moins préparés.. L’an dernier, les préoccupations portaient principalement sur les risques réglementaires, la pénurie de talents et les chaînes d’approvisionnement.
- Inquiétudes croissantes face aux cyberrisques 40% des cadres estiment que leur entreprise est très mal préparée face aux menaces cyber, soit près du double par rapport à l’an dernier (23%). Si les investissements en cybersécurité continuent d’augmenter, le nombre d’attaques progressent également.
- Optimisme grandissant à l’égard de l’IA: 66% des personnes sondées considèrent l’intelligence artificielle comme une opportunité, contre 57% l’an dernier. Malgré cet optimisme des interrogations demeurent concernant la protection des données, la conformité réglementaire et l’intégration de ces technologies au sein des organisations.
- Les tensions géopolitiques gagnent en importance: les conflits politiques mondiaux exercent une influence croissante sur les activités des entreprises, notamment en matière de commerce, de cadre réglementaire et d’accès aux technologies. Un quart des personnes interrogées placent les risques géopolitiques parmi les trois domaines pour lesquels leur entreprise se juge la moins préparée.
- La fraude suscite moins d’inquiétudes: malgré la multiplication des fraudes alimentées par l’IA, 93% des répondants ne les considèrent pas comme un risque majeur pour leur organisation. Par ailleurs, seuls 13% déclarent revoir et actualiser régulièrement leurs mesures de protection. L’an dernier, 79% des personnes interrogées indiquaient disposer d’un plan de lutte contre la fraude assistée par l’IA.
Les entreprises suisses particulièrement exposées
Les résultats de cette étude revêtent une importance particulière pour la Suisse, dont l’économie est fortement tournée vers l’exportation et étroitement intégrée aux marchés internationaux. Les entreprises suisses sont directement confrontées aux conséquences des évolutions mondiales, qu’il s’agisse des chaînes d’approvisionnement, des exigences réglementaires, des décisions d’investissement ou encore de la transformation numérique.
«La rapidité des changements oblige les entreprises à anticiper les risques plus tôt et à les intégrer davantage dans leurs réflexions stratégiques. La gestion des risques devient de plus en plus un facteur de compétitivité» , souligne Isabelle Cartier-Rumo.
L’étude montre également que les entreprises les plus résilientes ne considèrent pas la gestion des risques comme la seule responsabilité d’un service spécifique, mais comme un enjeu stratégique porté par la direction. Cette approche leur permet de détecter plus rapidement les risques émergents et d’agir en temps voulu.
Au sujet de cette étude
L’étude «Global Risk Landscape 2026» repose sur une enquête menée auprès de 500 cadres dirigeants (CEO, CFO, CRO et CTO) à travers le monde.Les participants représentent des entreprises de plus de 500 collaborateurs affichant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 100 millions de dollars. L’enquête a été menée entre décembre 2025 et janvier 2026.
L’étude complète peut être téléchargée ici.
Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à ces résultats et restons à votre disposition pour toute question complémentaire.
Contact
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Service de presse
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